Membre de l'Association des naturothérapeutes du Québec, de l'International Association of Yoga Therapists & de Yoga Alliance

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MINISÉRIE MÉNO & LIBIDO - Libido, où te caches-tu? (1/3)

February 21, 2019

Libido, où es-tu?

 

« Ma libido joue à cache-cache depuis trop longtemps et je ne l’ai pas encore retrouvée! » Des propos que 70% des femmes en périménopause pourraient tenir. Pour vrai. Mais pourquoi?

 

Pour débuter, qu’est-ce que la libido? Si, éthymologiquement, ce mot signifie « violente envie » (un bien lointain souvenir pour plusieurs d’entre nous!), elle désigne aujourd’hui l'appétit sexuel global, l’énergie qui sous-tend les instincts sexuels. Et elle fluctue dans le temps et selon les circonstances… ça, on le sait! Il nous suffit d’être préoccupée par la santé du petit dernier, débordée au boulot, contrariée par le compagnon qui manque de délicatesse et de gentilles attentions pour qu’elle prenne le bord!

 

Cela dit, c’est encore plus vrai entre l’âge de 35 et 45 ans, âge où les premiers symptômes de périménopause apparaissent, influençant du même coup, et à la baisse, rien de moins que cette fragile, volatile mais si précieuse libido et cette lubrification vaginale dont nous aurions tant besoin!

 

On croit souvent, sans faire complètement fausse route, que la fluctuation de nos hormones sexuelles en est l’unique responsable mais il n’en est rien! Enfin, bien qu’elle ait tout de même un rôle important à jouer dans plusieurs cas, d’autres facteurs sont aussi d’une importance clé. Par exemple, la perte de libido peut devenir « l’effet secondaire » d’un autre symptôme qui lui, sera directement lié à la péri ou à la ménopause (comme dans les cas de fatigue extrême ou d’insomnie chronique).

 

D’un point de vue strictement physiologique, notre libido est liée à la sécrétion de progestérone et de testostérone, deux hormones sexuelles, particulièrement actives en phase ovulatoire. Et comme la nature est bien faite, un pic de ces deux hormones survient exactement à ce moment, occasionnant du même coup, un pic de libido. Avec l’arrivée de la périménopause, et même si les règles demeurent présentes, bien que les cycles soient raccourcis ou allongés, de plus en plus de ces cycles seront anovulatoires. Et qui dit absence d’ovulation dit absence de pic hormonal et progressivement, de sécrétion de progestérone et de testostérone par les ovaires, d’où une libido en chute libre. Et comme ce sont nos deux premières hormones à chuter, on s’en trouve vite affectée.

 

Éventuellement, c’est le taux d’oestrogènes qui chutera à son tour. Et pour certaines, cela se traduira par moins d’irrigation sanguine et de réactivité des terminaisons nerveuses dans les organes génitaux, orgasmes plus faibles voire absents, sécheresse et/ou amincissement des parois vaginales rendant les rapports sexuels douloureux et la pénétration désagréable voire impossible. Sécheresse, brûlure, démangeaisons! Non mais… rien pour améliorer la libido!

 

Et puis, dans le registre des hormones non sexuels, il y a aussi l’épuisement des surrénales dont on parle peu. Le dévouement et l’épuisement de madame, après avoir beaucoup pris soin des autres, en s’étant elle-même négligée, peuvent aussi avoir raison de notre libido et de notre santé mentale/physique. Fatigue accumulée, sensation que le corps est complètement vidé de toute son énergie, sommeil non réparateur, stress, anxiété, surmenage, humeur dépressive deviendront les symptômes d’une carence en certains nutriments mal métabolisés (souvent les vitamines du complexe B et le magnésium), carence qui se sera installée insidieusement à travers les années. Combinée à des glandes surrénales qui secréteront trop de cortisol et d’adrénaline, nos hormones du stress, et résultat, le rêve voire le fantasme d’une vraie bonne nuit de sommeil plutôt que d’une nuit endiablée.

 

Enfin, il y a le rapport à soi, à son corps. Notre capacité de nous trouver encore belle, séduisante, sexy. La qualité de notre rapport intime à notre partenaire. Cette capacité qu’à l’autre et de nous renvoyer une image positive de nous-même. Il y a les tensions dans le couple. Le temps qui passe. Le manque de stimulation et la routine. Le manque de communication. Le dilemme interne, le conflit de valeurs venant du sentiment qu’on a tellement de responsabilités alors que notre besoin de prendre maintenant soin de nous crie de plus en plus fort!

 

Et tout ce qui précède ne tient pas compte de la prise de médicaments comme la pilule contraceptive, certains antidépresseurs, hypotenseurs, anticonvulsifs, antihistaminiques… qui influent directement sur la libido!

 

Visiblement, les hormones sexuelles en baisse et la périménopause ne sont qu’une partie du défi!

 

Des solutions SVP!

 

D’abord, la première bonne idée est d’en parler à son médecin et de passer un bilan sanguin, question de détecter un possible dysfonctionnement hormonal, une carence en magnésium ou d’identifier la prise d’un médicament pouvant expliquer la situation. Si un lien direct est établi, il existe des solutions et c’est assurément la meilleure personne pour examiner vos options avec vous!

 

Même si la testostérone est grandement responsable de la libido, il s’agit d’une hormone masculinisante et ceci dit, il n’y a pas d’unanimité scientifique à savoir si elle devrait ou non, chez les femmes, faire partie d’un traitement substitutif hormonal lorsque celui-ci est envisagé. Cette hormone peut occasionner bien des désagréments, même à mini dose. Dans un cas où plusieurs symptômes liés à la périménopause sont incommodants, l’ajout de progestérone bio-identique sera généralement favorisé.

 

Pour ma part, et ce n’est probablement pas une grande surprise, je favorise la pratique du yoga hormonal qui est juste fantastique pour stimuler naturellement la production de toutes les hormones sexuelles, thyroïdiennes, surrénaliennes, hypophysaires! De la presque magie pour intervenir à la source et sur tous les symptômes! À ce sujet, une cliente me racontait même avoir recommencé à « courir » après son conjoint dans la maison. Tu t’imagines? Cette pratique demande toutefois beaucoup de rigueur et de discipline et nous ne sommes pas toutes prêtes à s’y investir.

 

Comme ils perturbent le système endocrinien, dont la production de testostérone, de progestérone et d’oestrogènes qui sont essentielles à une libido en santé (et bien d’autres choses!), il vaut mieux, aussi, éliminer au maximum les xénoestrogènes de notre vie, lesquels se trouvent dans les produits ménagers, les plastiques, certains produits de beauté et de maquillage, la viande élevée industriellement, les produits laitiers, etc. Lorsque ingérés, ces « mauvais » oestrogènes se fixent dans les récepteurs, prenant ainsi la place des « bonnes » hormones qui ne savent plus où aller… vous imaginez la perturbation?

 

Pour les douleurs et autres symptômes vaginaux, une petite quantité de crème d’oestrogènes bio-identiques, appliquée localement, deux à trois fois par semaine peut être une super solution. Encore une fois, vivement la consultation de votre médecin! Si vous souffrez de sécheresse ou de manque de lubrification, l’huile de coco et l’huile de sésame pressée à froid sont d’excellents lubrifiants naturels. Et ils font généralement le bonheur du couple! Puis il y a le yoga pelvien qui supporte les conditions hypotoniques et hypertoniques du périnée, tout en réactivant l’afflux sanguin vers cette région du corps. C’est aussi une super pratique pour se reconnecter à sa féminité!

 

Dans une perspective plus globale, question de favoriser son équilibre hormonal ainsi que le renouvellement de son énergie vitale et sexuelle, cesser les sucres raffinés et diminuer la caféine, accroître ses protéines de sources végétales, ses acides gras ainsi que sa consommation de fruits et légumes sont des avenues élémentaires. À tout cela, j’aime aussi ajouter des suppléments de multivitamines féminines, du magnésium, de la vitamine D et des omégas 3 puis, autant que possible, me coucher tôt, visant ainsi de 8h à 10h de sommeil chaque nuit. La santé physique et psychologique figure parmi les meilleurs précurseurs de libido!

 

Et comme mot de la fin, j’ai envie de vous lancer, comme ça, qu’il a été démontré que faire l’amour permet de stimuler la production d’oestrogènes, de maintenir un PH vaginal équilibré, d’accroître l’irrigation sanguine dans le plancher pelvien voire, de retarder la ménopause. Quand-même pas rien!!! Et si la pénétration thérapeutique et le retard du vieillissement devenaient des sources  de motivation supplémentaire à retrouver sa libido? 

 

Des commentaires ou des suggestions sur cet article ou les prochains? communique avec moi!

 

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