Membre de l'Association des naturothérapeutes du Québec, de l'International Association of Yoga Therapists & de Yoga Alliance

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Préménopause, périménopause et ménopause… vous avez dit?!

February 5, 2019

La ménopause et tout ce qui contient ce mot est tabou, qu’on se le dise! On la perçoit souvent comme une maladie honteuse. Quelque chose qu’il vaut mieux nier ou ignorer en espérant qu’elle nous oubliera. Mais il n’en est rien! Elle viendra, un jour ou l’autre, cogner à notre porte, et chez certaines, elle s’annoncera bien avant qu’elles s’y attendent, par toute sorte de bouleversements hormonaux!

 

Certaines auront des cycles menstruels plus courts, des règles plus abondantes, un fibrome utérin, prendront du poids sans raison apparente, un syndrome prémenstruel caractérisé par une humeur de !$/%&?/*#+=&, des douleurs articulaires, un manque de concentration, des maux de tête, une perte de libido, de la sécheresse vaginale, des pertes de mémoire, de l’acné, des attaques de panique, de l’anxiété, de l’insomnie, des bouffées de chaleur, de la fatigue intense, de la rétention d’eau, et encore! C’est ici, que notre cycle menstruel vigoureux et pour la plupart, assez régulier, deviendra plus sensible aux facteurs externes. C’est ici que débutera la périménopause. Avec la danse pour ne pas dire, la tempête des hormones. Même si on a que 35 ou 40 ans! Même si on est « trop jeune ». C’est aussi cette période qu’on appellera, à tort, la préménopause, un terme qu’on devrait d'ailleurs abandonner selon l’Organisation mondiale de la santé et l’International Menopause Society, puisqu’il sème la confusion.

 

Donc sans le savoir, nous, ces femmes dont j’ai fait partie dès l’âge de 37 ans, aurons débuté notre périménopause de 10 à 20 ans avant notre vraie de vraie ménopause. Nous aurons débuté notre entrée dans le mitan de la vie. Nos hormones auront commencé (encore une fois parce qu'à la puberté, ce n’était pas assez!) à fluctuer… mais cette fois à la baisse, même si une dominance en œstrogènes sera souvent présente devant le manque flagrant de progestérone!

 

Mais il y a de l’espoir! Parce que nos consœurs de l’orient n’éprouvent, pour la plupart, que très peu de symptômes de péri et de ménopause, et parce qu’elles transitent tout en joie, en équilibre et en santé vers la seconde moitié de leur vie, on a découvert que notre alimentation, notre environnement et notre mode de vie ont un impact non seulement direct mais significatif sur l’intensité de nos inconforts et sur l’âge de l’arrêt de nos règles. En fait, bien plus que la génétique!

 

Et parce que ce sont des facteurs sur lesquels nous pouvons agir pour retarder la ménopause et minimiser les symptômes y étant associés, alors agissons sans tarder!

 

Mais malgré tout ça, arrivera la ménopause. Qui n’est ni une maladie, ni une pathologie mais bien un état physiologique de la vie féminine, par lequel toutes les femmes passeront. Elle représentera officiellement le moment où la capacité de procréer sera chose du passé donc, le moment où les ovaires auront cessé de produire des hormones sexuelles, les œstrogènes (dont l’œstradiol, la plus importante), ainsi que la progestérone et la testostérone (parce que oui, c’est aussi une hormone féminine!). Une femme est considérée ménopausée après 12 mois d’arrêt de règles consécutifs. En Amérique du Nord, elle cela se produira en moyenne vers 51,8 ans alors que ce sera plutôt 49,5 ans qui sera l’âge moyen ailleurs dans le monde.

 

Une ménopause précoce, c’est-à-dire avant l’âge de 45 ans, doit, pour sa part, être considérée comme une urgence médicale et doit être traitée, minimalement jusqu’à l’âge moyen de la ménopause afin de minimiser les risques cardiovasculaires et de souffrir d'ostéoporose.

 

Mais avec tout ça, dès maintenant, que peut-on faire? Sans trop approfondir puisque j'ai déjà beaucoup trop écrit, qu’il y a tant à dire sur chacune des actions possibles et qu'elles feront toutes l’objet d’un article prochainement (reste branchée!), voici (tu verras, rien de sorcier, ni de nouveau mais pas toujours si simple!) :

  • Adopter une alimentation riche en légumes et en fruits, en fibres et en protéines, tout en privilégiant celles d’origine végétale, les poissons gras et les viandes blanches;

  • Éviter le tabac et limiter sa consommation d’alcool;

  • Limiter sa consommation de sucre raffiné et d'aliments transformés;

  • Maintenir un poids stable et santé – ni de surplus, ni trop maigre. Les fluctuations de poids provoquent aussi des fluctuations hormonales;

  • Bouger, bouger, bouger tous les jours… dans le plaisir;

  • Gérer son stress par la respiration, la méditation et des activités douces et qui nous remplissent de joie.

On ne choisit pas de vivre la péri ou la ménopause mais on peut choisir les moyens que l’on prendra et l’attitude qu’on adoptera pour l’adoucir et en faire une étape de créativité, de beauté, de connexion à soi, à ceux qu’on aime et à ce qui nous est essentiel. Une période pour laisser aller ce qui ne nous ressemble plus...

 

D’ailleurs, c’est peut-être à ça que la Dre Christiane Northrup référait, en parlant de « la sagesse de la ménopause! »

 

Des commentaires ou des suggestions sur cet article, communique avec moi!

 

Pour me suivre :
 

Facebook – groupe privé « Les Ménorganiques – Joie. équilibre. mieux-être. à la pré/péri & ménopause » 

 

 

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